Robert Lévesque , fils de Pierre Lévesque et de Marie Gaumont, a été baptisé le 3 septembre 1642 à Hautot-Saint-Sulpice, Yvetot, Normandie. Vers 1670, Jean-Baptiste Deschamps se voit octroyer la Seigneurie de La Bouteillerie par le roi de France. Il engage six personnes de la région de Roquefort, en Yvetot, qu'il amène avec lui pour ouvrir la Seigneurie. Robert Lévesque est du nombre. Ils arrivent sur le St-Jean-Baptiste à l'été 1671 et après un court séjour à l'Ange-Gardien remontent le fleuve jusqu'à la Rivière Ouelle. Robert travaille d'abord comme charpentier à la construction du manoir, puis le seigneur lui attribue une grande terre près de la rivière Houel. Il a comme voisin immédiat, Gallerand Boucher et second voisin Damien Bérubé , un maçon, recruté comme lui par le Seigneur Deschamps. Robert y construit sa maison et le 22 avril 1679 va épouser Jeanne Chevalier, veuve de Guillaume Lecanteur, à l'Ange Gardien. Elle était la fille de Jacques-Alexandre Chevalier et de Marguerite Romian de Dieppe en Normandie. Robert adopte les enfants Lecanteur et donne à Jeanne six autres enfants. Trois d'entre eux meurent en bas-âge et les enfants Lecanteur n'atteignent pas la maturité. Robert Lévesque décède le 11 septembre 1699 à l'âge de 58 ans à Rivière Ouelle. Après la mort de Robert, Jeanne Chevalier se remariera au seigneur Deschamps et lui survivra encore encore quinze ans après la mort de celui-ci en 1701. Robert Lévesque donne à Jeanne Chevalier six enfants: cinq garçons et une fille :  
 
Histoire de Rivère-Ouelle où plusieurs de nos ancêtres ont combattus. 
 
Phipps repoussé à la Rivière-Ouelle par plusieurs de nos ancêtres avant de l'être de Québec.  
L'échec de Phipps à Québec, en 1690, et les fières paroles de Frontenac en cette occasion, "c'est par la bouche de mes canons que je répondrai à votre Maître", voilà qui est familier à tous les Canadiens français. Cet épisode et historiques à frapper notre jeune imagination sur les bancs de l'école, et nous ne l'avons jamais oublié. Mais il est un préliminaire de cet événement qu'il importe de mettre en relief dans le présent volume, parce que plusieurs de nos ancêtres en furent donc avec d'autres, les héros.  
Les Bostonnais tentaient d'envahir le Canada par le golfe. Le curé de la Rivière-Ouelle, ayant appris qu'une flotte considérable de vaisseaux américains remontaient le fleuve, dans le dessein de s'emparer de la colonie, assemblant de ses paroissiens et les exhortant à s'opposer de toutes leurs forces aux débarquements que les Bostonnais pouvaient tenter de faire à la Rivière-Ouelle. Monsieur de la Bouteillerie, seigneur de la Rivière-Ouelle, était alors à Québec, et les habitants demandèrent à leur curé de les conduire lui-même aux combats si l'occasion s'en présentait. Monsieur de Francheville accepta sans se faire prier. Bientôt la flotte vint jeter l'ancre en face de la pointe. On vit plusieurs chaloupes se détacher des vaisseaux et faire force de rames vers le rivage. Ce furent alors que les habitants de la paroisse, sous la conduite de leur curé, vinrent s'embusquer sur la lisière de la forêt, à l'abri des crans du rivage. Là, ils attendirent en silence l'arrivée des chaloupes qui approchaient rapidement. Comme la marée était haute, les embarcations chargées de soldats purent atterrir au bord des crans, à une faible portée des fusils.  
L'ordre de sauter à terre est donné et le débarquement commence à s'effectuer, sans qu'on ait soupçon du voisinage des tirailleurs Canadien. Dans ce moment de confusion qui accompagne toujours plus ou moins un débarquement pendant que les soldats prennent leurs armes, un cri de "Feu" retentit soudain à l'entrée du bois, c'était le commandement de l'abbé de Francheville. Au même instant, plusieurs détonations éclatèrent et une grêle de balles vint fondre sur les malheureux Bostonnais. La panique fut générale. Ceux qui n'avaient pas été atteints par les balles regagnèrent précipitamment leurs chaloupes et les vaisseaux, sans entendre la voix des officiers qui essayaient de les ramener au combat. Cette défaite était le prélude du désastre qui attendait Phipps devant Québec.  
L'abbé Casgrain, dans son histoire de "une paroisse canadienne (Rivière-Ouelle) au 18ème siècle", nous donne les noms des braves patriotes qui se battirent sous le commandement ne de l'abbé de Francheville, en 1690. Ce sont :  
"François et Joseph Deschamps, fils de Monsieur de la Bouteillerie ; Robert Lévesque ; Pierre Hudon ; Charles Miville ; Jean Miville ; Galleran Boucher, et ses deux garçons, Pierre et Philippe ; Michel Bouchard et ses trois fils, Étienne, François et Pierre ; Pierre Dancosse ; Joseph Renault et son fils. Joseph ; de Guillaume Lissot et son fils, Claude ; René Ouellet et quatre de ses enfants, Abraham, Mathurin-René, Grégoire et Joseph ; Jean Pelletier ; Jean Lebel et son garçon, Jean Baptiste ; Pierre Emond ; Mathurin Dubé ; Jean Mignot dit Labri ; Noëlle Pelletier ; Jean Gauvin et son fils, Jean ; Pierre de Saint-Pierre ; Nicolas Durant et son fils, Nicolas ; François Autin ; Sébastien Boivin et Jean de Lavoye."